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Plaidoyer violences domestiques

 

Le Collectif des Activistes de Côte d'Ivoire (CACI), se félicite de la prise en compte de ses amendements à la Loi sur les mesures de protection des victimes de violences domestiques, de viols et de violences sexuelles autres que domestiques 

 

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D’après le rapport 2019[1] d’analyse des statistiques des Violences Basées sur le Genre (VBG) en Côte d’Ivoire, 3157 personnes survivantes de VBG ont été prises en charge par les plateformes VBG dont 2674 femmes et filles : 55 % des cas de viol pris en charge dans les délais 72 heures, 85 % des alertes de mariages forcés et 56 % des alertes de mutilations génitales féminines gérés avec succès.

Les résultats d’une récente enquête par ailleurs réalisée par l’Organisation des Citoyennes pour la Promotion et Défense des Droits des Enfants, Femmes et Minorités (CPDEFM) en 2020 en lien avec la COVID-19 révèlent environ 2000 cas de VFF recensés ces deux dernières années (2019-2020) dans le District d’Abidjan.

Les communes d’Anyama, Treichville et Attécoubé sont celles où il est constaté les taux les plus élevés de cas de VFF soit respectivement 1322, 776 et 749 cas. Les filles et les jeunes filles sont beaucoup plus exposées aux violences notamment les mariages forcés : 1 290 cas de filles âgées de moins de 18 ans enregistrés avec un pic en période de confinement environ 430 cas signalés ; le viol : 1 121 cas enregistrés ;

Les féminicides sont par ailleurs une réalité à Abidjan. Cette enquête réalisée auprès des populations abidjanaises révèle que 416 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou partenaire intime au cours de ces deux dernières années. La Commune d’Abobo est la zone où il est enregistré le plus grand nombre de cas (125)

Le silence demeure par ailleurs la norme. Les victimes et survivantes se livrent peu. Elles sont en effet plus promptes à s’exprimer quand elles sont placées en position de témoins.

La période de confinement/restriction due à la COVID-19 a eu un impact sur les VFF principalement les violences sexuelles où un pic a été observé durant cette période (environ 30% de cas signalés).

Le Gouvernement ivoirien, ayant pris conscience de l’ampleur du phénomène, a, par le biais du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, pris l’initiative d’un projet de loi sur les mesures de protection des victimes de violences domestiques, de viol et de violences sexuelles autres que domestiques.

Les Activistes contre les VBG, réunis au sein du Collectif des Activistes de Côte d’Ivoire (CACI), après avoir salué cette initiative, ont, à l’issue d’un Atelier de réflexion tenu le Vendredi 1er Octobre 2021 à Abidjan, formulé des amendements audit projet.

A la suite de cet atelier, ce sont au total dix (10) recommandations qui ont été formulées par les Activistes contre les VBG.

S’en est suivi une série de rencontres organisée par les membres du CACI auprès des élu-e-s notamment les parlementaires, sénateurs et Représentant(e)s d’Institutions dans le cadre du plaidoyer afin de leur expliquer l’utilité et la nécessité de l’inclusion des recommandations formulées.

A ces différentes rencontres, ce sont ajoutées des émissions-radios et une conférence de presse à l’effet de sensibiliser les populations sur l’impact des Violences Basées sur le Genre (VBG), l’utilité d’une Loi de protection en la matière et d’interpeller l’arène politique.

Accéder au Rapport final ici Rapport plaidoyer loi sur les mesures de protection des victimes de violences domestiques et de violences sexuelles autres que domestiques compresseRapport plaidoyer loi sur les mesures de protection des victimes de violences domestiques et de violences sexuelles autres que domestiques compresse (1.48 Mo)

 

Liste des Organisations Membres du CACI :

CPDEFM (Citoyennes pour la Promotion et la Défense des Droits des Enfants, Femmes et Minorités) ; ENGENDER HEALTH ; AFRICA FORWARD FOUNDATION, ECOUTEZ MOI AUSSI CIV ; AUDACE CI ; ODS ; CFCI ; ICC ; JESS ; CICR ; AFJCI (Association des Femmes Juristes de Côte d’Ivoire) ; ACFEC ; ONG ZERO DECES EN DONNANT LA VIE ; ONG WOCAB ; HEART OF MEN ; RHEEG-CI (Réseau des Hommes Engagés pour l’Egalité du Genre en Côte d’Ivoire) ONG ENFANCE ET PARTAGE ; FCIEX (Femmes Côte d’Ivoire Expérience) ; La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes, JEUNE AMBASSADEUR SR / PF CI ; STOP AU CHAT NOIR ; COALITION CA SUFFIT ; RESEAU DES PROFESSIONNELS DES MEDIAS POUR LA LUTTE CONTRE LES VBG ; FEMAJECI (Fédération des Mouvements et Associations de Jeunesse et d’Enfance de Côte d’Ivoire) ; AFDI-CI (Association des Femmes pour le Développement Intégral en Côte d’Ivoire) ; MON HISTOIRE COMPTE, ACTUELLES ; CHILDREN RIGHTS WATCH ; ASSOCIATION ANONYME CI ; JEUNES ENGAGES POUR UNE SEXUALITE SAINE ; RESEAU DES PROFESSIONNELS DES MEDIAS ENGAGEES DANS LA LUTTE CONTRE LES VBG ; ONG FEMME EN ACTION ; ONG LA MERE DE LA COLLEGIENNE ; ONG CITOYENNE ENGAGEE POUR LE LEADERSHIP ET LA DEMOCRATIE ; ASSOCIATION PROKIDS-CI ; RJA-SR-PF (Réseau des Jeunes Ambassadeurs Santé de la Reproduction planification familiale) COORDINATRICE FREDEPCI ; WILDAF (Women in Law and Development in Africa) ; ONG DDE-CI (Dignité et Droits pour les Enfants de Côte d’Ivoire) ; OSEFF (Organisation pour la Santé de l’Enfant, de la Femme et de la Famille) ; COLLECTIF DES FILLES DYNAMIQUES ; AIBEF (Association Ivoirienne pour le Bien-être Familial) ; NDI (National Democratic Institute) ; CARE INTERNATIONAL ; ALFEC (Alliance Des Femmes Engagées pour le Changement), ALLÔ BENEVOLE, Médecins du Monde, Action Contre la Faim, Amnesty International Côte d’Ivoire, Owercome, International Rescue (IRC).


[1] Source MFFE/DEPS: GBVIMS 2019

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