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Côte d’Ivoire : en prélude au 8 mars, réflexion et échanges sur la condition féminine

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Samedi 7 mars 2020. Plateau-Dokui, Cocody, Abidjan. En marge de la Journée internationale des droits de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année, l’association « Les Indées » a organisé une rencontre de réflexion et d’échanges. Objectif affiché : redonner tout son sens à cette Journée, qui a vocation à lutter pour la reconnaissance et le respect des droits de la femme.

À la rencontre du 7 mars, l’occasion fut donnée de discuter autour du livre « Les traditions-prétextes, le statut de la femme à l’épreuve du culturel ». En présence de l’autrice, Constance Yaï. Cette œuvre, qui dénonce les traditions néfastes, utilisées comme armes pour assujettir la femme dans nos sociétés, a été présentée par Sylvia Apata, de CPDEFM – Citoyennes pour la promotion et défense des droits des enfants, femmes et minorités. Cette dernière a fait l’état des lieux des inégalités entre les hommes et les femmes, mentionnées dans le livre.

Pourquoi ce sont toujours les hommes qui doivent avoir le dernier mot ? Pourquoi les femmes sont si peu nombreuses dans les gouvernements ? Pourquoi la femme doit faire deux fois plus que l’homme si elle veut occuper le même poste que lui ? Pourquoi, à compétences égales, l’homme est privilégié pour occuper un poste (de responsabilité) ? Pourquoi la société refuse le progrès des femmes ? Des interrogations portées par la juriste et spécialiste en droit de l’Homme Sylvia Apata.

L’intervenante Sylvia Apata s’est indignée du fait que de nombreuses mères contraignent leurs filles à accepter le mariage forcé, l’excision, la maltraitance conjugale, etc., alors qu’elles-mêmes ont souffert de ces pratiques. Elle s’est également opposée au fait qu’on appelle la jeune fille « mademoiselle », tandis qu’on n’a pas un qualificatif équivalent pour le jeune homme.

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Quant à Madame Constance Yaï, elle a défini les traditions-prétextes comme étant des traditions auxquelles on fait appel par mauvaise foi, pour ne pas accorder à la femme une amélioration de sa condition. Pour elle, il faut éduquer les femmes à être plus unies et plus solidaires, si elles veulent gagner le combat de la reconnaissance et du respect de leurs droits.

De son côté, Anne-Nadège Assahon, activiste féministe, a soulevé la question de la masculinisation des noms de métiers. Pour elle, l’adoption du langage inclusif des noms de métiers est indispensable, car, par exemple, lorsqu’on dit « auteure » à l’oral, il n’est pas évident de savoir qu’il s’agit d’une femme ; et cela n’est pas à son avantage. Par contre, quand on dit « autrice », il est clair qu’il s’agit d’une femme.

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Anne-Nadège s’est toutefois réjouie du fait que, grâce à Internet et aux réseaux sociaux, la révolution féministe est devenue virale ces dernières années. Cette révolution rassemble virtuellement des personnes de tous les quatre coins du monde autour d’un même combat. Et de plus en plus d’hommes comprennent ce que vivent les femmes. De plus en plus de femmes dénoncent les violences dont elles sont victimes et les auteurs de ces violences sont exposés afin de protéger d’éventuelles futures victimes.

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Gaëlle Zousko, Présidente de Les Indées, a saisi cette lucarne pour présenter l’association, qui est un collectif désirant : éradiquer les violences dans les rapports sociaux, lutter contre les violences sexuelles ainsi que les violences basées sur le genre. Ses actions se font à travers des ateliers de formation, des programmes de sensibilisation, des propositions aux pouvoirs publics et le monitoring des actions des pouvoirs publics.

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La rencontre a bénéficié de la contribution de l’AIDF – Association ivoirienne pour les droits de la femme – et de CPDEFM – Citoyennes pour la promotion et la défense des droits des enfants, des femmes et minorités.

Un Article de Désirée Konan publié sur https://avenue225.com/cote-divoire-en-prelude-au-8-mars-reflexion-et-echanges-sur-la-condition-feminine 

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