Les actions de CPDEFM en faveur des femmes rurales dans le Sud Forestier de la Côte d'Ivoire 

 

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Les femmes rurales africaines sont victimes de discriminations dans l’acquisition de la propriété foncière. Les études ont prouvé que la production agricole augmentait lorsque les femmes bénéficiaient d’un régime foncier sûr. Ces femmes jouent un rôle important dans l’agriculture en Afrique, particulièrement en Côte d’Ivoire. Selon une étude réalisée par le Réseau Régional pour l’Étude et la Promotion du Leadership Féminin, « l’économie Ivoirienne est essentiellement basée sur l’agriculture qui occupe 65,8% de la production active et 67% de la main d’oeuvre féminine y travaille, notamment dans l’agriculture de subsistance. 60 à 80% de la production alimentaire est assurée par des femmes». Ainsi, s’il est vrai que l’économie de ce pays repose sur l’agriculture, sachant que l’agriculture est menée en grande partie par les femmes, l’économie de la Côte d’Ivoire repose donc sur les femmes, principalement sur les femmes rurales.

Malgré cela, les femmes rurales sont plus pauvres que les hommes. L’analyse de la pauvreté compte tenu de la problématique hommes-femmes indique que le phénomène touche aussi bien les femmes (47,4%) que les hommes (45,5%). Les écarts de niveau de vie sont aussi illustrés par l’indice de Gini qui est de 0,405.

La terre est le bien le plus précieux que l’on puisse posséder en milieu rural. Raison pour laquelle, les femmes rurales font de l’exploitation agricole, leur activité principale. Mais c’est difficilement qu’elles parviennent à avoir la propriété du foncier rural. 

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Dans les sociétés traditionnelles, l’homme est le chef de famille et à ce titre, il jouit de pratiquement tous les droits. Les normes sociales et culturelles déterminent les rôles respectifs des hommes et des femmes et leurs relations entre eux. Ces coutumes façonnent les comportements admis pour chacun des sexes dans la société».

Les femmes et les filles sont donc moins scolarisées avec un taux d’analphabétisme en deçà de celui des hommes. Cet état de fait favorise les inégalités de genre en milieu rural.

Ainsi malgré la reconnaissance du droit à la propriété de la terre des femmes rurales par les Lois internes (Constitution de 2016, Loi N°98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine foncier rural) et par la Convention sur l'Elimination de toutes les formes de discriminations à l'égard de la femme et le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, Instruments ratifiés par l'Etat de Côte d'Ivoire, les femmes rurales ivoiriennes peinent à jouir de ce droit fondamental.

L'Organisation des Citoyennes pour la Promotion et la Défense des Droits des Enfants, Femmes et Minorités (CPDEFM), mène ainsi des actions de plaidoyer auprès des chefs traditionnels et communautés villageoises en Côte d'Ivoire, précisement dans le Département d'Agboville (Sud forestier de la Côte d'Ivoire) afin de faire évoluer les mentalités et de permettre aux femmes rurales abbeys de jouir de leur droit à la terre.

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Outre cet aspect, CPDEFM accompagne les coopératives de femmes rurales des villages de Offa et Gouabo par des séances de renforcement de capacités en comptabilité simplifiée, en méthodes de gestion associative et techniques efficaces de commercialisation de leur production.

Cela contribue à leur autonomisation et épanouissement, gage du développement de la Côte d'Ivoire.

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